Jean-Baptiste Boussingault  
Portrait de Boussingault en 1882, BNF Gallica.

Le 2 mars 1900, le conseil municipal décide de donner le nom de Boussingault à l'ancien chemin vicinal n°8 du Boulevard. Pour cause de confusion, probablement avec la rue Crozet-Boussingault, le nom est abandonné le 22 septembre 1978 au profit de la rue Lavoisier qui se voit prolongée jusqu'à la rue Neyron.

Jean-Baptiste Joseph Dieudonné est le fils de Charles Nicolas Joseph Boussingault, attaché d'intendance militaire puis tenancier de débit de tabac et d'Élisabeth Münch, fille du bourgmestre de Wetzlar (Allemagne) où fut soigné Nicolas Boussingault blessé de guerre. Jean-Baptiste est né à Paris le 1er février 1801 et mort dans cette même ville le 11 mai 1887.

Bien qu'il ait arrêté ses études secondaires au Lycée Louis-le-Grand en seconde, de 1815 à 1818, il a fréquenté le Muséum, le Collège de France et la Sorbonne en auditeur libre. En 1818, demandant à entrer à "l'École des mineurs", il a une entrevue avec M. Tremery, ingénieur au Service des Carrières de la Ville de Paris, et il est admis.

En octobre, il quitte Paris avec un sac à dos et va rejoindre Saint-Étienne en grande partie à pied. Il est alors reçu par Beaunier le directeur de l'école créée depuis peu, il y croisera Fourneyron qui est en deuxième année et qui restera son ami. Ses connaissances sont telles qu'il devient moniteur du laboratoire de chimie. En visite à la fonderie de la Bérardière appartenant à Beaunier, il rencontre Jacob Holtzer. À la fin de ses études, il regagne Paris, le plus souvent à pied, mais en visitant des mines et des exploitations de bitume.

C'est en diligence qu'il se rend en Alsace où, de 1820 à 1822, il dirige la petite mine de Lobsann (Bas-Rhin). Cette mine est proche de l'exploitation d'asphalte de Bechelbronn (Pechelbronn), où il se lie d'amitié avec le propriétaire, M. Le Bel. Il y rencontre, Adèle, la fille des propriétaires, âgée alors de cinq ans et qu'il retrouvera plus tard.

Il est recruté comme géologue pour partir en Amérique du sud. Il rencontre Alexander von Humboldt qui avait visité l'Amérique du sud 20 ans plus tôt et qui le présentera à de grands savants parisiens. Humboldt a laissé son nom à un courant océanique, en savoir plus. Boussingault va voyager et étudier une dizaine d'années au Vénézuela, en Colombie et en Équateur.

Il rentre en France en 1832, abandonne la géologie, devient professeur de chimie à Lyon et, en 1834, doyen de cette faculté mais vivra surtout à Paris. Il s'intéressera alors à l'agronomie.

Il va alors retrouver celle qu'il avait rencontrée 15 ans plus tôt, Marie Salomé Alexandrine Adèle Le Bel, la fille du propriétaire de la "mine de pétrole" de Lampertsloch âgée alors de 20 ans. Adèle est née à Lampertsloch (Bas-Rhin) le 8 décembre 1815 et leur mariage a lieu dans cette ville le 7 janvier 1835. Naissances :
- le 9 octobre 1836 à Lampertsloch, Berthe Gabrielle qui épousera à Goersdorf (Bas-Rhin) le 5 septembre 1861, Jules, fils de Jacob Holtzer.
- le 22 février 1839 à Paris, Élisabeth Alice qui épousera à Paris le 27 février 1872, Jean-Claude Crozet, fondant ainsi la famille Crozet-Boussingault.
Adèle mourra à Paris le 6 juin 1877.
- le 17 juillet 1842 à Lampertsloch, Joseph, qui sera chimiste et recevra la croix de Chevalier de la Légion d'honneur en 1881 des mains de son père. Il a quitté Lampertsloch pour Besançon et conservé la nationalité française alors que sa commune de naissance était annexée par l'Allemagne après la guerre de 1870.

Boussingault sera membre de l'Institut en 1836, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers en 1845, député à l'Assemblée nationale constituante du 23 avril 1848 au 20 avril 1849 et nommé Grand officier de la Légion d'honneur en 1876. La même année, il sera chargé par le Ministre de l'agriculture et du commerce de la haute direction des laboratoires de recherches de l'Institut agronomique.

Buste en marbre de Jean Baptiste Boussingault
Offert aux anciens élèves de l'École des mines de Saint-Étienne par la famille Boussingault et inauguré le 14 juin 1913
Oeuvre signée Dalou. Aimé-Jules Dalou (1838-1902)
Avec l'aimable autorisation du musée de la mine de Saint-Étienne qui le détient aujourd'hui
Retour page d'accueil