Rue Seguin

 
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Plan de situation
Date de dénomination : 17.02.1886, ancien chemin des Rives à Saint-François.

Marc, fils de Marc François Seguin, négociant et de Thérèse Augustine Montgolfier (fille de Raymond, frère ainé de Joseph et Étienne Montgolfier), né à Annonay le 20 avril 1786, mort dans cette même ville le 24 février 1875.
Il commence, aidé par ses quatre frères, Camille, Jules, Paul et Charles, par la construction de ponts suspendus. Il invente la chaudière tubulaire (brevetée en 1828) pour la propulsion du premier bateau à vapeur sur le Rhône. Il adapte ensuite cette chaudière à la locomotive (brevet de 1830). La famille Seguin ayant des intérêts dans les mines de la Loire, il est, avec ses frères, à l'origine de la ligne de chemin de fer Saint-Étienne-Lyon, deuxième ligne de chemin de fer en France, ouverte par tronçons entre 1830 et 1832. C'est Jean Claude Serve qui construira la chaudière à vapeur des locomotives. Avec Verpilleux, Seguin adapte la locomotive à la ligne Saint-Étienne-Andrézieux, première ligne de chemin de fer d'Europe continentale, créée par Beaunier et jusqu'alors hippomobile. Officier de la Légion d'honneur en 1866.
Il eut 13 enfants d'un premier mariage avec Augustine Duret qui décéda, à 42 ans en 1836, quelques jours après la naissance de sa dernière fille ; 9 de ses enfants mourront avant lui. Il eut ensuite 6 autres enfants avec Augustine de Montgolfier, sa cousine en second, de 33 ans sa cadette, fille d'Élie de Montgolfier, lui-même neveu de Joseph et Étienne Montgolfier. En 1820, Élie de Montgolfier achète l'abbaye de Fontenay alors transformée en papeterie. En 1838, Marc Seguin s'y installe après son second mariage et ses six derniers enfants y naitront. Il revient ensuite près d'Annonay, dans la propriété de Varagnes. Une de ses petites-filles, Rose de Montgolfier, épouse, à Fontenay (commune de Marmagne, Côte d'Or), le 29 mai 1862, Mathieu dit Édouard Aynard, banquier et député. Ensemble, ils rachèteront l'abbaye de Fontenay pour la restaurer.
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Généalogie succincte de Marc Seguin
Portrait de Marc Seguin, BM Saint-Étienne.

Buste daté de 1880 se trouvant devant la gare de Châteaucreux à Saint-Étienne.
Œuvre d'Eugène Guillaume (1822-1905).

Le monument à la mémoire de Marc Seguin tel qu'il était en 1927 pour le centenaire de la ligne.

Cette plaque se trouvait initialement en haut de l'avenue Denfert-Rochereau à Saint-Étienne.

Médaille, gravée par Nicolas Thiolier, émise lors de l'inauguration de la ligne Saint-Étienne à Lyon. On y voit Loire - Rhône 1826, date de la concession.
Mises en service : Givors - Grand-Croix, 28 juin 1830, Lyon - Givors 3 avril 1832, Grand-Croix - Saint-Étienne 1er octobre 1832.
Collection Ville de Saint-Étienne / musée du vieux Saint-Étienne.

Statue de Marc Seguin à Annonay inaugurée le 1er juin 1947. Dans sa main, les piles d'un pont suspendu dont la construction fut son premier métier. La première statue, à droite, avait été inaugurée le 10 juillet 1923, année du centenaire de la concession de la première ligne de chemin de fer d'Europe continentale. En bronze, cette statue fut enlevée par les Allemands en 1945.

Détail du monument ci-dessus montrant la locomotive Seguin.

Buste dans le jardin faisant face au Conservatoire National des Arts et Métiers, source Geneanet.

Pont suspendu sur le Rhône entre Andance et Andancette construit en 1827, réhaussé en 1846, détruit par l'armée allemande le 30 août 1944, tablier reconstruit en 1946.

Plaque commémorative à l'entrée du pont, pourtant aucune mention de Marc Seguin ne se trouve dans les archives, voir le dossier du patrimoine régional.

Réplique d'une locomotive Seguin voir la source.

Statue à Tournon-sur-Rhône à la mémoire de Marc Seguin qui construisit avec ses frères Camille, Charles, Paul et Jules le premier pont suspendu entre Tournon et Tain en 1824.
Oeuvre d'Antoine Sartorio (1885-1988) de 1947 ayant remplacé le bronze de Maubach emporté par les allemands.

La maison de Varagnes où il passa la fin de sa vie avec la chapelle à droite (photo publiée avec l'aimable autorisation des descendants propriétaires).

La plaque à l'entrée de la maison.

L'intérieur de la chapelle avec, suspendu, un planeur fabriqué pour Augustin Seguin petit-fils de Marc (photo publiée avec l'aimable autorisation des descendants propriétaires).

Tombe de Marc Seguin au cimetière d'Annonay. À ses côtés reposent ses deux épouses, Augustine Duret décédée le 2 juin 1836 et Augustine de Montgolfier décédée le 11 juillet 1890.
Repose aussi sa dernière petite-fille, Louise, décédée à 90 ans le 20 septembre 1985.

L'abbaye de Fontenay fondée en 1118 par Saint Bernard, transformée en papeterie en 1791. Image tirée de l'excellent documentaire sur les cisterciens diffusé sur ARTE en avril 2019.

L'abbaye de Fontenay a été restaurée de 1906 à 1911 par le couple Édouard Eynard - Rose de Montgolfier.

La salle des moines où les ouvriers papetiers travaillaient.

La salle capitulaire où les ouvriers papetiers travaillaient.

Le dortoir des moines qui a servi au séchage du papier.
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