Rue Étienne Mimard

 

Plan de situation
Date de dénomination : 09.11.1944, ancienne rue Fontainebleau.

Fils d'Étienne Mimard, armurier et d'Augustine Tourault, né à Sens (Yonne) le 18 janvier 1862, mort à Saint-Étienne le 14 juin 1944.
Ingénieur en dessin, il arrive à Saint-Étienne en 1883. Il reprend, avec Pierre Blachon, armurier, la société Martinier-Collin spécialisée dans la vente d'armes de chasse et de tir par correspondance, fondant ainsi, en 1885, la Manufacture Française d'Armes et Cycles qui deviendra plus tard Manufrance.
Le 22 mai 1888, il épouse à Paris 1er, Louise Ernestine Baillat, fille d'hôteliers.
D'abord dans les ateliers existants au n°1 du cours Fauriel, la Manufacture sera transférée dans les nouveaux locaux construits par l'architecte Léon Lamaizière sur un terrain acheté en 1890 aux héritiers Lassaigne.
Fondateur et vice-président de la Chambre syndicale des fabricants d'armes, fondateur et vice-président de la Chambre syndicale des cycles et automobiles, vice-président de la Chambre de commerce, fondateur du journal Le chasseur français. Il a aussi créé l'Automobile Club Forézien en 1901 et en fut le premier président. Commandeur de la Légion d'honneur en 1930. Il fait partie des rares chefs d'entreprise a avoir refusé les commandes allemandes après 1940. N'ayant eu qu'un seul fils qui n'a vécu que quelques semaines, Étienne Mimard, dans un testament olographe du 30 juin 1941, fait de la ville de Saint-Étienne sa légataire universelle. Il lègue également 6000 F à sa ville de naissance. Ces dispositions sont devenues définitives après le décès de son épouse, Ernestine Baillat, survenu le 3 décembre 1948. L'entretien et les équipements de l'École Nationale Professionnelle seront financés par les revenus de ce legs.
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Étienne Mimard vers 1907, bulletin du Forez.

Caricature signée Mac Adam 1911, BM Saint-Étienne.

Papier à en-tête de la Manufacture, archives municipales de Saint-Étienne, au-dessous la signature d'Étienne Mimard.

Buste d'Étienne Mimard dans les locaux du lycée qui porte son nom.
Sculpture d'Étienne Philippe Scailliet (1846-1911.)

Buste d'Étienne Mimard au Musée d'art et d'industrie de Saint-Étienne.

Médaille réalisée par Joanny Durand pour le cinquantenaire de la création de la Manufacture Française d'Armes et Cycles.

Étienne Mimard et son épouse, Ernestine Baillat, devant la Manufacture, cours Fauriel.
Photographie anonyme, début XXe siècle. Site d'origine de la photo.

Menu tissé pour le 50e anniversaire de mariage d'Étienne Mimard avec Ernestine Baillat.
Le 22 mai 1938 ©Gidon Marielle / Musée d'Art et d'industrie Saint-Étienne.

Façade principale inscrite au patrimoine national.

Façade des ateliers.

Publicité pour le catalogue de la Manufacture d'armes et de cycles et, en particulier, pour les cycles Hirondelle.
Collection du Musée d'art et d'industrie de Saint-Étienne.

Borne-fontaine datée de 1904, portant les armoiries de la ville et l'inscription VILLE DE ST-ÉTIENNE L. E MIMARD
Elle se trouvait rue Bergson mais aujourd'hui disparue. Voir d'autres bornes-fontaines.

En 1882, Claude Lebois est directeur de l'École Primaire Supérieure Professionnelle qui devient, en 1892, l'École Pratique d'Industrie
puis l'École Nationale Professionnelle en 1927 et enfin Lycée Étienne Mimard en 1950.

L'École Pratique d'Industrie en 1910, BM Saint-Étienne.

Palais Mimard, bâtiment classé, acheté en 1905 par Étienne Mimard, construit par l'architecte Léon Lamaizière en 1893-94
pour André-Thomas (dit Adrien) David, fils d'André Marie David (de Sauzéa) aîné des descendants de Jean-Baptiste David.

La tombe au cimetière de Valbenoîte où il repose avec sa femme Ernestine Baillat (1868-1948) et leur fils Étienne (3 juin - 12 juillet 1890).
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