Antoine Heurtier et ses filles  

Antoine, fils de Pierre Heurtier, forgeron et de Marie Paulet, né à Valbenoîte le 16 février 1847 (consulter le registre), mort à Saint-Étienne le 6 novembre 1922. Mineur, mécanicien puis armurier, conseiller municipal. Titulaire d'un brevet d'ajustage de fusil, il est membre fondateur de l'Union des inventeurs et artistes industriels de la Loire, il en devient président en 1908. Il est également membre fondateur de la coopérative l'Union des Travailleurs.

Il va se marier trois fois et toujours avec une tailleuse. La première fois à La Ricamarie le 7 février 1874 avec Magdeleine Callet. Devenu veuf l'année suivante, il épouse alors, à Saint-Étienne le 12 juillet 1876, Marie Martinier. Veuf pour la seconde fois en 1882, il épouse Maria Julie Simonnot à Saint-Étienne le 30 octobre 1884.

C'est de ce mariage que naîtront, à Saint-Étienne, cinq filles, Jeanne Élisabeth Marie dite Élise le 27 octobre 1885, Marie Antoinette le 12 octobre 1886 qui meurt le 26 du même mois, Marie-Louise dite Marinette le 21 janvier 1888, Jeanne Julie le 27 novembre 1890 et Anne dite Anna le 20 janvier 1892.

Seule l'aînée va se marier, elle épouse Gustave Luaire à Saint-Étienne le 21 septembre 1907.

Marinette, infirmière pendant la première guerre mondiale, fera ensuite partie des responsables de la Croix-Rouge à Saint-Étienne puis deviendra assistante sociale à la Fédération des oeuvres de l'enfance. Elle rencontrera ainsi le docteur Charles Beutter qui en est le président et Simone Levaillant, avocate souvent présente aux audiences des mineurs délinquants.
Marinette va entrer dans la Résistance et entretiendra des liens privilégiés avec Antoine Pinay. Lors de l'arrestation de ses soeurs, Marinette s'enfuit en Afrique du Nord en juillet 1943. On la retrouve à Paris en octobre 1944 engagée dans l'Éducation surveillée.
Elle revient ensuite à Saint-Étienne où elle renoue avec Antoine Pinay et va continuer à oeuvrer dans le service social aux enfants. Elle meurt le 23 février 1954.

Jeanne et Anna participent, avec Jean Pralong à la création du premier syndicat CFTC pour la Loire en 1926. Elles vont entrer elles aussi dans la Résistance, arrêtées par la Gestapo en mars 1943 et internées au fort de Montluc, elles survivront. Anna sera nommée conseillère municipale dans la municipalité Henri Muller le 13 mai 1945. Jeanne est morte à Saint-Bonnet-le-Château le 9 mai 1971 et Anna à Saint-Étienne le 9 août 1973.

Le Président Antoine Heurtier, bronze de M. Boyer, professeur à l'École des beaux-arts de Saint-Étienne
Archives de l'Union des inventeurs

Marinette Heurtier infirmière pendant la 1ère guerre mondiale, voir la source

Marinette Heurtier vers 1950. Entouré également, le visage de René Luaire, fils de sa soeur aînée Élise, voir la source
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