Charles Morice

 
Charles Victor Marius est né à Saint-Étienne le 15 mai 1860 (consulter le registre), fils de Jean Ansbert Morice alors capitaine au 66e de ligne en garnison à Verdun, Chevalier de la Légion d'honneur et de Marie Louise Noémie Mélina Mouline.

Après un début de scolarité à Saint-Étienne, il étudie au petit séminaire Saint-Jean de Lyon et, après le bac en 1878, commence des études de droit. Il s'éprend de Thérèse Péraldo, née à Philippeville (Algérie) le 28 octobre 1859 ce qui n'est pas du goût de sa famille. Ils fuient à Paris en 1882 et Charles Morice reconnaîtra, à sa naissance à Paris, le 21 décembre 1885, Hélène Mélanie. Il quitte sa concubine et sa fille en 1887 pour revenir à Lyon et renouer avec sa famille. Il retourne ensuite à Paris et y épouse, le 26 mai 1896, Élisabeth Marie Joséphine Fournier de Saint-Maur, veuve du comte Joseph Isidore Vien. En octobre 1896, ils s'installent à Bruxelles.

Poète et journaliste. Ami de Rodin et de Gauguin sur lequel il publie un livre ainsi qu'un autre sur Verlaine. De retour de Tahiti, Gauguin lui demande de réécrire son manuscrit Noa Noa pour, selon les mots de Gauguin, "savoir un peu lequel de nous deux valait le mieux, du sauvage naïf et brutal ou du civilisé pourri". L'oeuvre originale a été publiée par la suite.

Il est mort à Menton le 18 mars 1919, même si le supplément du dictionnaire Larousse de l'époque le fait mourir en 1905, ce qui lui fait écrire entre autres :

À MES CRÉANCIERS
Princes grincheux ou débonnaires,
Je délègue à mon assassin
Mes dettes : qu'il vous rémunère !
Je suis mort en 1905.

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