Rue Robert Kahn  

Plan de situation
Date de dénomination : 07.07.1986.

Robert Jean, fils d'Edmond Kahn, métallurgiste et d'Angèle Feintuch, né le 6 septembre 1908 à Paris, mort à Bron en août 1944.
Industriel dans la métallurgie comme son frère aîné Pierre Kahn-Farelle (1906-2000). Premier chef départemental des MUR (Mouvements Unis de Résistance), il est arrêté et blessé le 30 août 1943 à Saint-Étienne. Grâce à l'intervention de Lucie Aubrac, il s'échappe de l'hôpital de Bellevue le 6 septembre mais sera repris le 22 à Lyon et incarcéré au fort de Montluc. Interrogé par Klaus Barbie, il est exécuté probablement le 17 août 1944 sur l'aérodrome de Bron quelques jours avant la libération du fort de Montluc (24 août 1944) mais son corps ne sera retrouvé que le 4 octobre. Enregistré comme inconnu par l'état-civil, son identité lui sera rendue en même temps que la mention "Mort pour la France" par jugement du tribunal du 10 juillet 1945.
Il reçoit la médaille de la Résistance et est fait Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume. Sa femme, Jeanne née Labouret (07.09.1912-08.10.2010), résistante, a été déportée à Auschwitz le 11 août 1944, son frère Pierre Kahn-Farelle a lui aussi été résistant, tous les deux sont revenus de déportation.
C'est Gabriel Calamand qui a succédé à Robert Kahn à la tête des MUR.
Robert et Jeanne Kahn, couverture du livre que leur fille Annette leur a consacré

Plaque commémorative de la synagogue de Saint-Étienne (photo Bernard VIALLON)

Robert Kahn y figure comme fusillé (photo Bernard VIALLON)

Robert Kahn figure sur le monument aux morts de Saint-Just-sur-Loire où il résidait

Détail de l'inscription
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