Il y avait deux puits Jovin appartenant à la concession de la Talaudière - Chazotte sur la commune de la Talaudière. Le puits Jovin 1 a été abandonné avant 1876.
Cliquez pour situer le puits Jovin 1 sur une carte Cliquez pour situer le puits Jovin 2 sur une carte
La famille Jovin avait des intérêts dans les mines. Le père, François Jovin, était entrepreneur de la manufacture d'armes de guerre et ancien échevin, époux de Jeanne Marie Aimée Peyron. Il avait obtenu, le 7 juillet 1784, une concession d'exploitation sur ses terrains du Treuil. Cette mine était alors la seule sur le territoire de Saint-Étienne à être exploitée selon les règles en vigueur.
Trois fils héritent de la manufacture d'armes et vont se voir attribuer des concessions minières. Une nouvelle concession du Treuil est accordée le 4 novembre 1824 aux frères Jovin. Le 17 novembre 1824, la concession de la Chana est accordée, entres autres, à Georges-Victor Jovin-Bouchard et le 13 juillet 1825, celle de la Chazotte à Jean-Aimé Jovin-Deshayes. C'est dans cette concession qu'ont été foncés les deux puits Jovin. En 1830, Jovin-Deshayes reprend, avec d'autres la concession de la Baraillère à un certain Roustain.
Jean-Aimé était le frère aîné de Georges-Victor, il est né à Saint-Étienne le 20 février 1774. Contrairement à son frère resté célibataire, il s'est marié le 2 octobre 1802 avec Thècle Victoire Jourjon. Outre fabricant d'armes, Jean-Aimé était juge au tribunal de commerce, capitaine de cavalerie, administrateur des hospices. Il a reçu le grade de Chevalier de la Légion d'honneur en 1815 et fut maire de Saint-Étienne entre 1840 et 1842.
Retiré dans sa propriété du château de Beauvoir, commune de Saint-Germain-Chassenay (Nièvre), il y meurt le 19 août 1845. Son épouse, son petit-fils Aimé Jordan, sa petite-fille Camille Jordan, résidant tous au château, ont demandé que l'inhumation ait lieu à Sury-le-Comtal (Loire) où la famille Jordan possède le château.
|