Rue Auguste Guitton  



Plan de situation
Date de dénomination : en 1967.

Auguste Octave Adrien Joseph, aîné des 10 enfants d'Adrien Auguste, négociant et de Denise Jeanne Marie Octavie Épitalon, petite fille de Denis Épitalon, né à Saint-Étienne le 23 mars 1874, mort dans cette même ville le 12 octobre 1963. Jeanne Épitalon fut le modèle pour la statue de la Rubanerie qui se trouve à l'entrée de l'hôtel de ville de Saint-Étienne.
Il a fait ses études au collège Saint-Michel qui se trouvait alors rue Saint-Michel, aujourd'hui rue Victor Duchamp.

À Riom (Puy-de-Dôme) le 24 octobre 1900 il épouse Gabrielle Bertrand (1876-1928).
Fabricant de rubans et philanthrope, il fonde en mai 1910, avec Jules Joseph Fournier-Lefort et Gabriel Forest, une société anonyme coopérative "Pour le foyer et le jardin de l'ouvrier stéphanois" qui a permis, sur des plans de Jean Durafour, de construire la cité Jeanne d'Arc destinée à permettre à des gens modestes de devenir propriétaires d'une maison avec un jardin. L'idée d'une cité ouvrière construite à peu de frais revient au père Volpette qui a permis quelques constructions sur les terrains des jardins ouvriers. Chevalier de la Légion d'honneur en 1924 et Officier en 1949.
Il est le père de Jean Guitton, l'Académicien.

Originaire de Charlieu, la famille Guitton remonte à Charles Guitton, maître tanneur au début du XVIIe siècle.
À lire La famille Guitton en Forez de Jean-Paul Guitton (fils d'Henri frère cadet de Jean) d'où sont extraits les portraits.

- Plus tard Antoine Guitton épouse, le 5 octobre 1768, à Saint-Just-sur-Loire, Jeanne Marie Berry La Barre, fille de Jean-Pierre Berry Labarre, seigneur de Saint-Victor, La Fouillouse et Saint-Just. Les Berry Labarre, comme les Mellet-Mandard, sont des voituriers d'eau qui monopolisent le commerce sur la Loire. Antoine Guitton, marchand épicier, échevin de Roanne, intègre ainsi la bourgeoisie de province.

- Son fils Antoine (Roanne 1776 - Lyon 1859), épouse, en 1802, Thérèse Laure Lacombe en 1802. Associée aux Lacombe, la famille Guitton passe du négoce au commerce de commission en soieries à Lyon.

- Son fils Augustin Emmanuel dit Auguste est né à Couzon (devenu Couzon-au-Mont-d'Or en 1897- Rhône) le 1er novembre 1815 et mort à Saint-Étienne le 27 janvier 1901. Le 27 mai 1843, il épouse, à Saint-Étienne, Jeanne Louise Nicolas-Boutérieux, ainsi, il se fera parfois appelé Auguste Guitton-Nicolas. Sa belle-soeur, Marie Andrine Nicolas, avait épousé Jean Marie Victor Paillon. Les deux soeurs étaient les nièces de Jean-Baptiste David.

Auguste continue de voyager pour le commerce de la société Guitton, Lacombe et Cie avant d'être appelé aux affaires de son beau-père, André Simon Nicolas-Boutérieux, avec lequel il s'associera peu après son installation à Saint-Étienne en janvier 1849.
Auguste fonde en 1855 une nouvelle maison de commerce pour la fabrication de rubans sous la raison sociale Guitton, Nicolas et Cie. Il crée, en 1859, une nouvelle usine utilisant la force hydraulique à Riotord. Il sera Président du tribunal de commerce, maire de Villars de 1875 à 1881, Chevalier de la Légion d'honneur en 1875.

- Son fils Adrien Auguste, le père d'Auguste, est né à Lyon le 30 avril 1845 et mort à Villars le 15 septembre 1936, époux de Jeanne Épitalon, petite fille de Denis Épitalon.
Un autre fils, Paul Raoul Emmanuel, né à Saint-Étienne le 6 juin 1854 épousera Marie Anne Victorine Nennecy Neyrand. Ils perdront deux fils, Adrien Anne Marie, né à Roanne le 6 janvier 1888, mort des suites de blessures de guerre le 25 septembre 1914 à Lesseux (Vosges) et Louis Marie Édouard, né à Roanne le 21 août 1982, ingénieur, lieutenant de vaisseaux, Chevalier de la Légion d'honneur en 1920, tué dans un accident d'hydravion à Antibes le 7 août 1925.

Auguste Guitton (1874-1963) entouré de ses fils, Henri à gauche (1904-1992) et Jean à droite (1901-1999).
Photo de 1962, avec l'aimable autorisation de Jean-Paul Guitton, fils d'Henri.

Auguste Guitton, en classe de rhétorique au Collège Saint-Michel 1890-1891.
Archives des anciens élèves du Collège Saint-Michel.

Le collège Saint-Michel comme l'a connu Auguste Guitton, rue Saint-Michel, aujourd'hui rue Victor Duchamp.
Le collège a ouvert en novembre 1850, rue de Roanne puis en octobre 1851 rue Saint-Michel.
Ces bâtiments ont été démolis dans les années 1950.
Le collège a été transféré en 1911 à sa place actuelle avec une entrée rue Émile.
Archives des anciens élèves du collège Saint-Michel.

Le collège Saint-Michel sur un plan de 1853.

Adrien Auguste Guitton (1845-1936), père d'Auguste et sa famille
Claude, Adrien, Georges, Auguste
Marie-Louise, Gaétane, Jeanne Épitalon, Valérie
Nennecy, Joseph

Augustin Emmanuel dit Auguste Guitton (1815-1901), père d'Adrien, en 1874. Collection privée.

Statue de la Rubanerie. Sculpture d'Étienne Montagny.
Modèle : Jeanne Épitalon 1853-1932 petite-fille de Denis Épitalon, épouse d'Adrien Guitton, mère d'Auguste Guitton et grand-mère de Jean Guitton.

Plaque rappelant qu'Augustin dit Auguste Guitton (1815-1901), père d'Adrien, a été maire de Villars.

La propriété Guitton à Montravel (Villars) aujourd'hui internat du lycée horticole.

Tombe de la famille Guitton à Villars. Nicolas était le nom de l'épouse d'Auguste.
Y reposent Louise Nicolas-Boutérieux et son époux Auguste (Augustin) Guitton, Jeanne Épitalon et son époux Adrien Guitton, Nennecy Neyrand, son époux Paul Guitton et leur fils Édouard mort accidentellement à Antibes. Une plaque rappelle la mémoire de leur autre fils, Adrien, mort pendant la Grande Guerre et inhumé dans la nécropole nationale de Bertrimoutier (Vosges).

Tombe de la famille Guitton - Bertrand au cimetière de Montaud. Auguste Guitton y repose avec son épouse, leur fils Henri et son épouse.

Vitrail représentant Notre-Dame de La Salette offert à l'église de Villars par Mme Guitton née Nicolas-Boutérieux.
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