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Rue Denis Épitalon |
![]() Plan de situation |
Date de dénomination : 13.05.1874, ancienne rue des Noyers.
Fils de Mathieu Épitalon, aubergiste et de Marie Passerat, né à Saint-Étienne le 22 septembre 1794, mort dans cette même ville le 6 janvier 1874. Après l'école de Saint Ennemond, il est envoyé en pension dans une école catholique près de Montbrison. Il a 15 ans à la mort de son père et devient apprenti puis commis dans une fabrique de rubans. En 1814, Napoléon décrète un appel aux conscrits pour une dernière campagne de défense du territoire, Denis Épitalon y est blessé et rentre à Saint-Étienne. Le 5 septembre 1821, il épouse sa cousine germaine Jeanne Marie Passerat qui lui donnera six enfants, seuls les trois aînés survivront. Dès 1821, il commence à travailler pour son propre compte et crée l'entreprise de fabrication de rubans Épitalon Aîné. Chaque année, il consacre aux pauvres un dixième de ses bénéfices et même, plus tard, sa fortune faite, la totalité. En 1846, il achète la propriété du Maniquet à L'Étrat, devenue, en 1970, un Institut d'Éducation Motrice. Veuf en 1849 et ayant perdu sa fille Fleurie en 1852, il se retire, en 1854, laissant à ses deux fils, Claude (Saint-Étienne 28.08.1822 - 22.09.1877) et Jean-Marie (Saint-Étienne 26.08.1825 - L'Étrat 15.06.1908), l'entreprise qui devient alors Épitalon frères. En 1856, Denis Épitalon a contribué à la création de l'asile des Petites-Sœurs des pauvres qui se trouve aujourd'hui dans la rue. Son fils Jean-Marie épousera Françoise Antoinette Fannelie Balaÿ, nièce de Jean Jules Balaÿ, en 1852. Leur fille aînée, Jeanne, sera le modèle de la statue de la Rubanerie à l'entrée de l'hôtel de ville. Elle épousera en 1872 Adrien Auguste Guitton, ils auront 10 enfants dont l'aîné, Auguste, sera le père de Jean, l'Académicien. L'entreprise restera dans la famille sous la direction des fils de Jean-Marie, Claude (18.01.1856 - 15.06.1913) et Antoine (07.10.1864 - 12.04.1929) qui ouvriront deux usines modernes, une à Lapte (Haute-Loire) en 1904 et une à Montbrison en 1908, puis du fils de Claude, Denis (22.02.1885 - 05.10.1962) qui sera président de la chambre syndicale des tissus de 1931 à 1935. Ce dernier a épousé Suzanne Forest, la nièce de Gabriel Forest en 1917. Généalogie succincte de Denis Épitalon |
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| Bustes et portrait de trois générations, Denis le fondateur de l'entreprise, Jean-Marie son fils cadet et Claude, le fils aîné de Jean-Marie. |
Jean-Marie Épitalon, site source. |
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| L'hôtel, 56 rue Tarentaize où Denis Épitalon a vécu ses premières années. AD42. |
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| Le foyer des petites sœurs des pauvres ("Ma maison") rue Denis Épitalon. |
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| Immeuble de négociant construit pour Denis Épitalon en 1841, 22 rue de la Résistance. |
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| Portrait de Denis Épitalon (1885-1962), arrière-petit-fils du fondateur de l'entreprise Président de la chambre syndicale des tissus de 1931 à 1935. |
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| Tombe de Denis Épitalon, cimetière du Crêt-de-Roc. |
Tombe d'Antoine Épitalon, frère de Denis, et de son épouse Marie Anne Passerat, cimetière du Crêt-de-Roc. |
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| Entreprise Épitalon : atelier d'ourdissage. | Entreprise Épitalon : atelier de vérification des rubans. |
| Photos de l'usine de Lapte (Haute-Loire) publiées avec l'aimable autorisation de Patrick Épitalon. |
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| Claude Épitalon, fils de Denis. Caricature d'Étienne Carjat de 1863 (BM Saint-Étienne). |
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| Vitrail de la chapelle de la Charité à Saint-Étienne représentant Sainte Catherine. Don de la famille Claude Épitalon - Catherine Barlet 1872. |
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| Statue de la Rubanerie. Sculpture d'Étienne Montagny Modèle : Jeanne Épitalon 1853-1932, fille de Jean-Marie Épitalon, petite-fille de Denis Épitalon et épouse d'Adrien Auguste Guitton. |
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