Rue Émile Clermont  

Plan de situation
Date de dénomination : 25.11.1921, ancien chemin n°8 de la Marandinière.

Louis Émile, fils d'Alphonse Clermont, ingénieur des mines de Saint-Étienne et d'Anne Adine Virotte Ducharne, né à La Combelle (commune d'Auzat-sur-Allier, Puy-de-Dôme) le 15 août 1880, mobilisé au 238ème RI à Saint-Étienne en août 1914, devenu sous-lieutenant au 67e RI, tué sur le front de Champagne le 5 mars 1916. Le rapport de l'armée indique le récit de la journée et, sobrement à la fin, "Pertes : sous-lieutenant Clermont tué, un homme blessé".
Il a deux ans lorsqu'il arrive à Saint-Étienne où il va faire toutes ses études avant de rejoindre, en 1897, le lycée Henri IV à Paris. Sorti premier de la classe préparatoire, il intégre l'École Normale Supérieure. Son père était directeur du service des eaux de Saint-Étienne lors de la naissance de la dernière fille, Marguerite le 8 décembre 1890. Ses parents sont morts à Saint-Étienne, son père le 22 mai 1902, sa mère le 4 septembre 1904.
Enfant, il passait ses vacances dans la demeure de ses grands-parents maternels, à Montaigu-le-Blin, village de l'Allier dont la nature lui faisait oublier les noirceurs de la région stéphanoise. Il viendra vivre à Montaigu après le décès de son plus jeune frère, Didier, mort à 27 ans le 6 juin 1911.
Après des études de philosophie et d'histoire, il devient écrivain et nous a laissé quelques romans dont Amour promis en 1910 et Laure en 1913. Dans Amour promis, Émile Clermont écrit, à la première personne, que son père dirigeait une forge à Rive-de-Gier où la famille habitait et montre une certaine répulsion pour cette vallée du Gier enfumée constituant "un sombre décor pour une enfance rêveuse". Il parle également des années d'internat au collège comme d'une "longue réclusion". Réalité ou fiction ? En savoir plus...
Les quatre premières photos sont publiées avec l'aimable autorisation de la famille
Portrait d'Émile Clermont

Émile Clermont militaire

Photo de famille vers 1903. Émile est au second rang au milieu avec, à sa gauche, sa soeur Louise et son jeune frère Didier
Au premier rang, à gauche de la photo, la dernière soeur Marguerite et, à la gauche de la grand-mère maternelle, François, le frère aîné d'Émile

Tombe au cimetière provisoire de Suippes avant que le corps ne soit transféré dans la nécropole nationale du même lieu

Journal du 67e RI relatant les événements du 5 mars 1916

Monument commémoratif du 67e R.I. à Soissons (Aisne) où figure le nom de Louis Émile Clermont
Photo : Martine MANGEOLLE

Panthéon : aux écrivains morts pour la France 1914-1918. Photo : Stéphane Protois

Monument au morts de Montaigu-le-Blin sur lequel figure le nom d'Émile Clermont, photo mairie de Montaigu-le-Blin

Détail du monument où l'on peut lire l'inscription, photo mairie de Montaigu-le-Blin
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