Pierre Auguste Callet  
Pierre Auguste est né à Saint-Étienne le 27 octobre 1812 (consulter le registre) du mariage de Claude Callet, débitant de tabac et de Jeanne Marie Bizalion, célébré à Saint-Étienne le 22 avril 1809. Il est mort le 8 janvier 1883 à Châtenay (Seine, devenue Châtenay-Malabry, Hauts-de Seine en 1984).

Élève boursier, très brillant, il sautera plusieurs classes. Il fréquente quelques temps le petit séminaire de Verrières-en-Forez puis entre à l'École des Mines mais c'est la littérature qui l'intéresse et part à Paris à 18 ans.
Il devient rédacteur à la Gazette de France jusqu'en 1840. En 1847 et 1848, il écrit dans L'Avenir Républicain, futur Mémorial de la Loire.

Écrivain, il a fait paraître plusieurs ouvrages parmi lesquels on peut citer, L'enfer, La veille du sacre ou encore Anne-Paule-Dominique de Noailles, marquise de Montagu.

En 1839, il préface d'une vie du poète, les Oeuvres complètes de Chatterton traduites par Javelin Pagnon. Tous les deux écrivent en 1841, Allan Caméron présenté comme la traduction d'un roman inédit de Walter Scott.

En 1855, il est membre correspondant de la Société d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres de la Loire.

Il a écrit La légende des gagats en 1866, pour lire cet essai sur les origines de la ville de Saint-Étienne, cliquez ici.

Il a été élu député de la Loire de 1848 à 1851 puis de 1871 à 1876. Après le coup d'état du 2 décembre 1851, il se réfugie en Belgique. Il rentre en France en 1853 et comparaît devant le tribunal correctionnel de la Seine comme "prévenu d'excitation à la haine et au mépris du gouvernement, d'offenses envers la personne de l'Empereur, de distribution ou colportage d'écrits sans autorisation, et d'attaque contre le respect dû aux lois". Il a été condamné à un an de prison et 1000 francs d'amende.

Il revient à Saint-Étienne pour fonder un journal républicain, Le Défenseur en 1870 mais son élection de 1871 l'éloignera de notre ville.

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